Bruno Nestor AZEROT


Parti politique:
Divers Gauche
Mandat Principal:
Député
Description:
Député

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Posté le : 05/04/19
Bravo Manuéla... Il faut travailler pour la jeunesse en visant l'excellence...!!!

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Posté le : 29/12/18
Discours de Bruno-Nestor AZEROT, Maire de Sainte-Marie, ce 28 Décembre 2018, à l'occasion de la remise de l'insigne de Chevalier de l'Ordre National du Mérite à Jean-Claude BENOIT, Président des Rhums Saint-James de Sainte-Marie en Martinique... "S’il y a une chose certaine qui nous réunit aujourd’hui avec une telle évidence et une telle fraternité, et pour laquelle nous sommes sûrs de n’avoir aucun regret d’être venus tous, en empathie tous ensemble, c’est bien pour participer à un événement mérité : l’attribution du Mérite à Monsieur Jean-Claude BENOIT, un homme de talents et de mérite. Monsieur Guy RANLIN, vous êtes donc bien dans votre rôle, et pour notre part nous sommes heureux d’avoir contribué et de participer aujourd’hui à cette remise d’insigne… A Sainte-Marie ! Nous le sommes d’autant plus que tout un chacun connaît l’importance de la distillerie Saint-James pour Sainte-Marie. Si l’hôtel de ville est en effet le cœur naturel de Sainte-Marie avec son église pour les Samaritains, nous pouvons affirmer que la distillerie Saint-James en est le poumon. C’est elle qui a fait et fait vivre toujours Sainte-Marie. Des générations de Samaritains ont en effet vécu au rythme des fumerolles de sa cheminée. Un peu comme des mineurs du Nord vivaient à l’aune de leur terril et de leur puit de charbon… La Distillerie Saint-James, c’est Sainte-Marie… !!! Et tout Samaritain en est conscient. Comme tout Martiniquais qui, chaque année, accoure avec plaisir à la fête du Rhum qui se produit à Sainte-Marie, à la distillerie. Mais à tout poumon il faut un corps, une incarnation, et depuis les années 80, ce corps est personnifié par un homme discret, simple, mais à la double et rare compétence, humaine et technique, reconnue et respectée : Monsieur Jean-Claude BENOIT, Directeur-Général des Rhums Saint James et Président de la Société Martiniquaise des Plantations Saint-James… Il a prouvé que pour être un grand manager, il faut d’abord être un grand humaniste… Tout ingénieur agronome que soit Monsieur Jean-Claude BENOIT, il aime aussi s’inscrire dans l’Histoire, et notamment celle de la Martinique qui, depuis 1969 est sa terre d’adoption. Ce Vosgien né à Epinal à la Libération, qui a fait ses études au prestigieux lycée Henri IV, puis à l’Ecole d’Agronomie de Paris, et a découvert la Martinique jeune homme comme VAT, ne s’est pas contenté de son image d’Epinal, doudouiste, il l’a façonnée réellement tout au long de sa carrière, oeuvrant sans relâche à son développement économique et culturel. Comme tout bon Martiniquais qu’il est devenu, Monsieur Jean-Claude BENOIT est aussi un homme qui aime les retours aux sources, les « drives » humaines. Le voici qui lance sa carrière de jeune homme comme cadre au Crédit Agricole de la Martinique en 1975, pour se voir remettre en 2018 la médaille de Chevalier de l’Ordre national du Mérite par le Président honoraire du Crédit Agricole de Martinique – Guyane, Monsieur Guy RANLIN… Du Crédit Agricole au Crédit Agricole, la boucle est bouclée, et le retour aux sources effectif… Mais il y en a d’autres… Le voici aussi qui débute à l’usine du Marin, puis s’investit dans la culture bananière, pour revenir à la canne et au rhum, à l’usine de Rivière-Salée, puis à la distillerie Saint-James pendant plus de 30 ans… Homme de retour aux sources donc, on l’aura compris, Jean-Claude BENOIT est aussi et d’abord un homme de fidélités… De fidélité à la Martinique, de fidélité à Sainte-Marie, de fidélité à la plantation et à la distillerie Saint-James… Il n’y aura peut-être qu’entre deux amours que Jean-Claude BENOIT n’aura peut-être jamais voulu choisir et rester infidèle d’apparence à l’une comme à l’autre ne sachant trop laquelle choisir : la canne à sucre et le rhum… Mais c’est peut-être que pour lui, l’une et l’autre vont de paire, intimement. Car leur passé est UN comme leur avenir… Il aura en effet été entre 1980 et 1985 Directeur technique de la Société Sucrière ET rhumière de la Martinique, puis depuis 1989 Président Directeur-Général de la Société Martiniquaise de la canne à sucre ET Directeur Général de la Distillerie Saint-James, enfin Administrateur des usines à sucre de Gardel et du Galion au titre de la COFEPP, ET… en même temps Président du CODERUM… (N’y voyez pas d’allusion politique !)… Il y a, je le disais une explication à ce non choix entre deux amours. C’est UN seul et même amour, celui de la Martinique et de la conviction de son avenir, et un amour très raisonné de la part de Jean-Claude BENOIT qui, très tôt, dans ses responsabilités a compris l’histoire intime et complexe de ce pays, et a compris surtout que sa richesse était sa terre, ses terroirs, son territoire naturel et travaillé par des décennies d’hommes et de femmes laborieux et volontaires. Oui, comme lui je crois que l’avenir de la Martinique est dans son passé, son agriculture et son industrie agro-alimentaire… Jean-Claude BENOIT a compris cela, et le fait qu’il ne pouvait pas dissocier ces deux amours mais se devait au contraire pour les sauver du déclin les associer en une grande filière canne-sucre-rhum structurée et performante. Jean-Claude BENOIT, avec intelligence et perspicacité, a bien perçu les évolutions et œuvré à des innovations économiques majeures… Il faut se souvenir qu’à sa naissance en 1945 la Martinique possédait plus de 100 distilleries, et quand il arrive en responsabilité il n’y en a déjà plus qu’une dizaine… et qu’elles ne sont plus que huit aujourd’hui. Si donc le rhum, la canne, le sucre, continuent d’exister aujourd’hui, c’est que des hommes précurseurs comme Jean-Claude BENOIT ont travaillé à leur survie, à leur modernisation et ont relevé le défi de Modernité… En partant toujours de la terre et de ses cultivateurs, de ses planteurs… Il y a des évidences que les historiens devront remarquer… Ce n’est pas un hasard si le rhum agricole de Martinique obtient son appellation d’origine contrôlée sous la présidence du CODERUM de Jean-Claude BENOIT en 1996. Depuis les années 70, des précurseurs géniaux ont œuvré en ce sens, comme André DORN, comme Jean-Pierre BOURDILLON (dont on ne dira jamais assez ce que nous lui devons), comme Gustave GARNIER-LAROCHE (des rhums Duquesne), comme Henri DEPAZ, comme Jean SIMONNET père (avec les Rhums Saint-Etienne), comme Henri DORMOY (de La Favorite), comme le regretté Jean BALLY (des Etablissements LAJUS)… Ce sont eux qui, regroupés dans le premier syndicat professionnel, l’Association professionnelle des producteurs-embouteilleurs de rhum agricole de Martinique, l’APPERAM, ont obtenu du Ministère de l’Agriculture, le 18 octobre 1973, le Label Rouge « Rhum agricole de Martinique » pour les rhums produits et mis en bouteilles en Martinique… 25 années de combats, d’évolutions, de mutations seront cependant nécessaires pour voir leurs idées triompher… Pendant ces 25 années, il aura fallu plusieurs demandes auprès de l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO), des mesures législatives comme la loi du 2 décembre 1980 qui, à défaut d’être un « coup d’Etat », fut une révolution pour le rhum agricole de Martinique car elle ouvrit la possibilité à l’INAO d’engager une procédure de qualification… Pendant ces 25 années, Jean-Pierre BOURDILLON, premier Président de l’APPERAM, premier Président du CODERUM en 1972, martèle ce qui est une évidence aujourd’hui, que « l’AOC anoblirait le rhum de Martinique »… Un jeune homme alors l’a écouté, et compris, et relevé avec sa nouvelle génération, son œuvre et son combat… Jean-Claude BENOIT, en 1996, obtient en sa qualité de Président du CODERUM, l’appellation d’origine contrôlée pour le rhum agricole de Martinique… !!! Plus de dix années plus tard, c’est donc son successeur à la tête du CODERUM, Jean-Claude BENOIT, qui donna comme le souhaitait Jean-Pierre BOURDILLON ses titres de noblesse au rhum de Martinique… !!! Qui créa d’abord le Syndicat de Défense de l’AOC « Rhum agricole de Martinique » en 1992, et fit du rhum de Martinique non plus un rhum de distillateurs mais un rhum s’inscrivant dans une filière économique d’avenir et de développement… Lors des « Ateliers du rhum », qui se sont tenus les 17 et 18 novembre 2016, Jean-Claude BENOIT a appelé pour sa part à un autre défi, à réinventer le rhum martiniquais qui doit, selon lui, être pour la Martinique ce que le whisky est à l’Ecosse, un vecteur de développement qui, partant de l’histoire et des terroirs, construit et personnalise un territoire d’avenir… C’est ce que le CODERUM d’aujourd’hui, désormais présidé par Charles LARCHER, poursuit avec le concept de « Spiritourisme » inscrit, grâce à l’action du CODERUM et à notre action en tant que Député auprès du Ministère des Outre-Mer, dans le Livre Bleu des Assises de l’Outre-Mer, véritable feuille de route de la politique nationale envers les Outre-Mer pour les années à venir… Il faut remercier Madame la Députée du Nord, Manuéla KECLARD-MONDESIR, d’avoir repris ce flambeau avec les professionnels, et d’avoir lors de la récente discussion budgétaire été l’une des rares Députées à monter au créneau contre la taxe sur le rhum, au grand mécontentement de sa collègue ancienne Ministre Ericka BAREIGTS. Mais c’est de cela dont nous avons besoin : des hommes et des femmes politiques qui arrêtent les effets de manche pour se plonger avec les socio-professionnels, sur les dossiers vitaux du pays… Jean-Claude BENOIT avait bien perçu cette nécessité, et je me félicite des contacts fructueux que j’ai toujours eus avec lui, comme Maire ou comme Député autrefois… Il a aussi perçu très tôt cette nécessité d’inscrire la filière rhum dans l’histoire martiniquaise en développant avec Michel FAYAD, professeur d’histoire, dès 1980, le Musée Saint-James qui n’était encore à son arrivée qu’une simple buvette de dégustation… Il y a une leçon dans cette histoire et dans cette démarche rhumières, c’est celle de la transmission et de la bienveillance en actes entre des personnes qui ont mis leur intelligence en commun pour faire avancer la Martinique. C’est une leçon à méditer. La remise de cet insigne de Chevalier de l’Ordre du Mérite à Jean-Claude BENOIT, est aussi une leçon de vie et une leçon qui prouve que « l’esprit de géométrie », le libéralisme exacerbé et autiste aux souffrances du peuple ne peut tenir face à « l’esprit de finesse » si nécessaire, et pourtant si absent.., ne peut tenir face à la fraternité, la solidarité et la bienveillance… Et que rien ne vaut, finalement, surtout en ces heures de fêtes de Noel et de jour de l’an, que l’intelligence réunie des hommes et des femmes et le respect bienveillant pour la terre… Jean-Claude BENOIT s’inscrit donc de ce point de vue dans une démarche martiniquaise. Cette implication constante à faire du rhum un produit plus que de terroir, mais plutôt de territoire, il la doit certainement à sa formation d’agronome, mais surtout à son expérience, à sa connaissance fine acquise au fil des années de la Martinique et de ses richesses. Il a de ce point de vue facilité l’ancrage territorial utile de grandes firmes commerciales comme « La Martiniquaise », la COFEPP, ou d’autres présentes en Martinique, qui ont compris avec intelligence que le consommateur voulait se retrouver dans une terre, des hommes et des femmes, un produit authentique issu des mornes et des fonds de ce pays volcanique, un produit de qualité valorisé par une eau et un végétal naturels… Ce combat de persuasion, Jean-Claude BENOIT l’a mené dans ses responsabilités de chef d’entreprise mais aussi de responsable interprofessionnel, comme Président du Centre Technique de la canne et du sucre (CTCS) de 1987 à 1991, comme Président du Syndicat de Défense de l’appellation d’origine « Rhum agricole de la Martinique » (SDAORAM) de 1994 à 1998, comme Président du Comité de Défense du Rhum de la Martinique (CODERUM) de 1998 à 2015, ou comme Président du Conseil interprofessionnel du rhum traditionnel des DOM à l’échelle nationale (CIRT-DOM) de 2005 à 2010… A chaque fois, il a souligné qu’il « ne suffisait pas de marquer Martinique sur une bouteille de rhum », encore fallait-il viser la qualité, le terroir, le territoire même, pour en faire un produit « qui a des tripes » et reflète sa population, ses ouvriers, ses ingénieurs, ses cultivateurs… Sa terre. Et nous voici ce jour, devant vous, mon cher Jean-Claude… Je voudrais vous dire que ce fut pour moi un véritable honneur que de faire valoir en mars 2013 cette intelligence des hommes et des femmes de Martinique auprès du Pape François en lui remettant une bouteille de rhum Saint-James à l’issue de notre entretien avec lui. Ce faisant, je voulais aussi vous rendre hommage…, à vous l’homme de Saint-James, Jean-Claude BENOIT, qui a tant fait pour Sainte-Marie et ses habitants ; hommage aussi pour tous ceux qui travaillent à Saint-James à Sainte-Marie pour faire rayonner cette ville dans le monde en produisant un produit reconnu de qualité internationale ; hommage enfin pour les Samaritains qui ont su garder leur terre en dignité et en attractivité… Ce fut avec le Pape François, vous le savez, un grand moment de bonheur pour moi, et je vous le dois… Merci donc du fond du cœur ! Vous le savez, mon ambition comme maire de Sainte-Marie est de rechercher l’innovation, le dynamisme, la Modernité pour faire de Sainte-Marie la grande ville attractive et moderne qu’elle doit être… Qu’elle est ! La distillerie Saint-James fait partie de cette dynamique vertueuse, et j’en sais gré aux propriétaires, aux planteurs et aux employés de Saint-James. Nous voulons en effet, ensemble, fort de toutes les intelligences rassemblées et volontaires, « réinventer Sainte-Marie », comme en 2016, lors des 250 ans des rhums Saint-James, vous-même Jean-Claude BENOIT avez exhorté vos confrères à « réinventer le rhum de Martinique »… Notre projet, comme vous, c’est aussi de réinventer Sainte-Marie, de réinventer le Nord de la Martinique, de réinventer la Martinique, et donc de réinventer sa politique et son économie… Et vous avez raison, cher Jean-Claude BENOIT, ce projet, ce défi, il passe d’abord par une réinvention de notre canne à sucre et de notre rhum patrimoniaux… Et c’est pourquoi nous soutenons le projet sucrier et énergétique du Galion ; et c’est pourquoi nous soutenons le rhum agricole de Martinique et le défi lié au spiritourisme. Car là est l’avenir, et là est notre défi de Martiniquais tourné vers le développement durable et la Modernité ! Merci donc à Jean-Claude BENOIT de tout ce qu’il a construit, merci à lui d’avoir été ce qu’il est, en humilité mais aussi en dignité, merci à lui d’avoir honoré de sa personne Sainte-Marie, et merci d’avoir été pendant plus de 30 années le « premier des Samaritains »… et un « BON Samaritain » !" ...

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Posté le : 17/04/18
Un message d'un concitoyen qu'il est toujours bon à entendre sur notre action parlementaire pour faire reconnaître par l'Administration le critère des "intérêts matériels et moraux" (CIMM) pour les mutations de fonctionnaires originaires des outre-mer... "Bonjour je tenais à vous remercier pour ce combat, de permettre le changement du système de mutation, la prise en compte des CIMM. Merci de m'avoir fait confiance, car c'était un rude combat. Le Ministre de l'Intérieur a finalement validé les CIMM au JOURNAL officiel. Toutes mes félicitations pour votre investissement dans ce dossier pour les outre-mer. Freddy TAYO" ...

Historique


Date
Faits

2017
Député (Martinique)